MISE EN PLACE D'UNE VIGNETTE POIDS LOURDS: LA REACTION D'ERIC FOURNIER


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MISE EN PLACE D'UNE VIGNETTE POIDS LOURDS: UNE SOLUTION QUI DOIT SERVIR A FINANCER LES PROJETS D'INFRASTRUCTURE Y COMPRIS DES OPERATIONS FERROVIAIRES

Le projet de mise en place d'une «vignette poids lourds» sur le réseau non concédé, évoqué par le ministre de l'environnement ce dimanche, suscite la réaction suivante d'Eric Fournier, vice-président du conseil régional délégué au développement durable et président de la Communauté de communes de la Vallée de Chamonix:

«La France est confrontée à des besoins de financement considérables pour assurer la pérennité de ses infrastructures de transport et leur développement ciblé. La loi LOM nous étant promise avec un volet programmation des infratructures, il est indispensable que la projection du réseau des infrastructures à l'horizon 2030 ou 2040 soit accompagnée d'un engagement national garantissant un niveau de ressources suffisant pour assurer à la fois l'entretien et le développement des réseaux, faute duquel nous serons condamné à constater la dégradation de nos réseaux et leur inadaptation aux enjeux majeurs de la mobilité durable.

La mise en place d'une «redevance PL» sous la forme d'une vignette temporaire fait partie des pistes les plus pertinentes: elle a d'ailleurs été préconisée tant par le rapport DURON de février que par le rapport CAP22 de juillet.

Cette mesure doit contribuer à nous sortir de l'impasse financière actuelle qui voit l'Etat ne pas être en mesure d'assurer sa participation à de nombreux projets notamment ferroviaires, malgré les engagements pris.

Le produit de cette écoredevance devra en effet servir, au-delà de la maintenance nécessaire des réseaux, à assurer la participation de l'Etat au financement de projets indispensables aux territoires.

En tout état de cause, s'il est décidé que la ressource créée serve principalement voire exclusivement à assurer la maintenance du réseau routier, cela doit aussi contribuer à libérer des crédits pour le financement des opérations ferroviaires.

Concernant notre territoire, je pense à la Haute-Savoie et au massif alpin, cette nouvelle source de financement devrait permettre, directement ou indirectement, de sortir du blocage actuel des financements d'Etat et contribuer à la réalisation de deux opérations majeures :

-celle de la liaison ferroviaire transalpine à dominante fret avec un volet concomitant concernant les accès au tunnel de base
-celle de l'artère ferroviaire irriguant la vallée de l'Arve du pays du Mont Blanc jusqu'au Genevois pour la rendre performante et attractive et offrir aux populations en attente un véritable RER en vallée d'Arve.

C'est l'avenir durable de notre pays et de notre région ainsi que la préservation de notre cadre naturel qui dépendent de cette capacité à garantir des sources de financement solides: le débat actuel sur le PPA2 en rappelle la nécessité».